Mimesis
La mimesis est-elle une simple copie de la réalité ?
Non : le mot grec couvre à la fois l'imitation et la représentation. Une tragédie ne recopie aucun événement réel, elle compose une action possible, et c'est encore de la mimesis.
Mimesis
Non : le mot grec couvre à la fois l'imitation et la représentation. Une tragédie ne recopie aucun événement réel, elle compose une action possible, et c'est encore de la mimesis.
Non : le mot grec couvre à la fois l'imitation et la représentation. Une tragédie ne recopie aucun événement réel, elle compose une action possible, et c'est encore de la mimesis.
Parce qu'ils ne mesurent pas la même chose. Platon compare l'œuvre à la vérité et la trouve doublement éloignée, copie d'une copie, donc trompeuse. Aristote compare l'œuvre à ce qui aurait pu arriver et la trouve plus instructive que l'histoire, puisqu'elle dégage le nécessaire au lieu d'enregistrer l'accidentel.
En soutenant que nous n'imitons pas seulement les gestes, mais les désirs. On ne désire pas un objet directement : on le désire parce qu'un autre le désire, et cet autre devient du même coup un modèle et un rival. Girard tire de là une théorie de la rivalité, de la contagion collective et du bouc émissaire, très loin de l'esthétique où le mot était né.